La nuit,
Parfois
Sans bruits
Sans rêves
Juste là
Devant une feuille de papier
Vacillante est la flamme
De la bougie
Posée devant moi
À ma gauche
Un corps nu
Les yeux vers le ciel blanc de la chambre
L’ombre des fleurs d’été
Sur le paravant,
Je le regarde
Et puis coule la Seine
Larmes de poésie sur mes joues
Fumées par l’été
Les yeux éteints par la mélancolie
Déversent les symphonies

Rosa

Ses yeux ressemblent à deux tournesols dans la mer,
Pupilles noires, iris jaunes baignés de bleu
Fleur d’été
Tout comme son signe astrologique
Un parfum du mois d’août
Que l’on aimerait conserver
Et respirer encore,
Longuement,
Lorsque les jours deviendront nuit
Il s’atténuera
Et la voûte dorée se déshabillera de son plus bel apparat

Rosa


Pour le sourire qu’il dépose sur mes plaies,
Parce que la nuit est un jour clair
Nous sommes
La vraie gentillesse des cœurs endurcis,
Le dessin d’une sagesse
La Seine, notre refuge
Les étoiles notre maison de lune

Rosa